edito.neuf

Pas beaucoup de fond dans ce muziq 9, mais des délires plus ou moins superficiels et nombrilistes.

La coutume veut que l'on se plaigne dans cet édito de la morosité de la scène « techno » locale. Et vu de loin il est vrai que l'on peut avoir l'impression qu'il ne se passe pas grand chose.

Pourtant si l'on a pas assisté à une adhésion de masse du public -et tant mieux- pour nos musiques comme on pu le laisser penser la couverture médiatique exagérée de ces derniers mois. On assiste quand même à la venue dans les soirées d'un public qui n'est pas à fond dans la techno, mais qui est là parce qu'il veut s'amuser. Beaucoup de préjugés existant sur ces sons se sont effondrés et les gens ne sont pas là que par un phénomène de mode, mais parce qu'ils arrivent désormais à apprécier ces musiques -à les tolérer ? - même si ils n'ont pas forcément le discernement pour voir ce qui est intéressant de ce qui est commercial. A nous de leur proposer des choses de qualité.

Il est cependant vrai qu'il y a peu de gros événements régionaux, mais en cherchant bien il y a quand même des bars, et des petites fêtes le week-end sur Pau avec du monde, de l'ambiance et de la bonne musique.

Enfin on peut être satisfait de l'expansion prise par la scène paloise qui est désormais diverse et structurée: Tazsmania, Ypnozik, Rythmix, Hydrodisko, Mixômatoz, Le Thema, Le Sully, Analog Plenum... et beaucoup d'autres... chacun pouvant trouver son chat, sans cracher sur le voisin.

Muziq

Résumé des épisodes précédents : Si vous n'avez pas suivi ; branchez vous sur le site internet de muziq, non mais !
90-91

Alors que les années 80 ont marqué une période de créativité techno presque totalement underground, la décennie suivante représente une période faste pour ce genre musical. Les pionniers noirs américains sont réhabilités, on redécouvre Kraftwerk, la musique acousmatique, la techno-pop... Un public quasi mondial (plutôt blanc et riche quand même) peut alors s'emparer de cette musique pour repousser le genre vers d'autres contrées.

Il est alors amusant de constater que 90-91 sont des années d'une intense créativité. En guise de conclusion des articles précédents, je me propose de survoler les quelques genres qui marquèrent le début de cette décennie :

Bref on ne va pas non plus y passer la nuit car mon listing devient un peu pénible... et encore je n'ai pas parler de la trance allemande, de l'happy house et du gabber hollandais, de la trance de goa, de la progressive house... Les genres se font et se défont assez rapidement. Il faudra sans doute quelques années avant de bien comprendre ce qui s'est passé lors de ce qui fût la dernière décennie de ce siècle. Le temps impitoyable comme toujours, fera la distinction entre la bonne et mauvais herbe et on verra bien ce que l'on aura retenu de ces années fiévreuses de création techno. A dans quelques années donc...
Alain

Jack de Marseille

Muziq : Tu reviens de la Techno Parade, gros événement français ?
Jack
: Oui. 36 chars venus de partout... et la possibilité de faire la fête dans la rue, c'est un réel aboutissement des efforts menés entre les organisateurs et les autorités. Surtout, pendant la Parade, tous les styles étaient représentés.

M : Les styles ? ...quel est le tien ?
J
: Je joue ce que j'aime en général, plus j'ai de temps pour mixer plus je m'éclate et plus c'est intéressant. Sinon je n'aime pas trop le mot style, très énervant cette manie de coller des étiquettes ! Maintenant on me dit Dj Techno depuis que je mixe sur des grosses scènes.

M : Ta dernière expérience sur une grosse scène ?
J
: Le Sonar pour la première fois cette année et je pense que c'est super de jouer en Espagne, j'ai un peu stressé pour construire mon set (Jack ne prépare jamais à l'avance) et le temps m'était restreint, j'ai du jouer une heure. Mais l'essentiel est que tout le monde ait dansé !

M : Parle nous un peu plus de l'Espagne, où as-tu joué ?
J
: La première fois c'était à la Sala des Cel, après au Rachdingue, à Oviedo, à l'Itzela (pendant ce temps Jack signe quelques autographes...) et au Ku aussi.

M : Que penses-tu de cette soirée au Soft ?
J
: Pour un Jeudi c'est très sympa, la clientèle est variée, cela est du à la pub je crois (Techno Parade), c'est le coté médiatique, il y a quelques curieux aussi.

M : Tu as mixé cool, des sons plutôt house.
J
: Oui... Feutré ! Plus lent que d'habitude, assez house, s'il y avait eu encore plus de monde, j'aurais fait un set plus progressif, mais les gens présents ce soir étaient bien réceptifs.

M : Et les disques ?
J
: La sortie de Ozone 07 : System ep et un cd mixé chez Distance : Techno Method 2.

Propos recueillis par Domy,
le 8 octobre au Soft (Biarritz)
où Jack mixé au côté de Funkdat et C-Freak.

Jours de fête

ELEKTROHIPPO festival - Pau - 15 oct

On peut difficilement être à la fois co-organisateur (muziq) d'une manifestation et critique objectif. On va donc essayer de se borner à des faits...

Ce concert gratuit de rentrée de la Fac de Pau aux Arts Battoirs a rassemblé autour de 600 personnes. Rassemblant des populations qui ne se mélangent pas habituellement techno/rock/lycéen/étudiants.

On a été déçu par Mimatopusse (Mami Chan) qui ne nous a pas fait sa performance version électronique pour laquelle nous l'avions fait venir. Et même si c'était plutôt drôle en première partie (mais franchement désespérant en seconde) on attendait autre chose d'elle.

The les psychodelics ont malheureusement pris une direction punk/rock plutôt qu'elektro-low-fi dans leurs nouveaux morceaux. Et c'est dommage.

Le mix de K-Zimix (la Shamp.) était plutôt rafraîchissant même si la sono était crade.

Mais la soirée des oreilles « technoïdes » furent sauvées par le live magistral de Bosco. Ce fut un vrai live -pas simplement des séquences sorties d'un sampler avec quelques effets-, mais un percussionniste surdoué jouant de la batterie et autres djembes. Pendant que ses deux autres acolytes alternaient scratchs, claviers, basse, voix (...) sur les boucles du Akai. Plus carré que leur album, leur performance hyper dansante et variée conserva cependant un son qui leur est propre. Et la sage salle des Arts-Battoirs se transforma rapidement en un dance-floor très réceptif à leur house particulière. Quand le live prit fin, la déception fût grande chez beaucoup d'apprendre qu'aucun after n'était prévu.

Rendez-vous est pris pour l'année prochaine avec un line-up plus électronique.

Eko

NINJA TUNES - TOULOUSE - 22 oct

C'est dans un Bikini raisonnablement bien rempli que la soirée a commencé, avec un live act autochtone dont le nom n'a aucune importance (car il a splitté aussitôt après leur prestation), composé d'une batterie et d'un clavier préhistorique couplé à une groovebox et un rack d'effets+micro. Musicalement leur set a oscillé entre du Meat Beat Manifesto et du Scorn (les infrabasses en moins) mâtiné d'ambiances jazzy (micro wah wah, synthé à la Joe Zawinul...). Un moment agréable, même si l'absence de basses s'est fait cruellement sentir...

Peu de temps après, c'est PC & Strictly de DJ Food qui ont pris les manettes pour un mix musclé de hip-hop qui a vite dégénéré sur du n'importe quoi de très haut niveau. Une performance hallucinante, aussi bien au niveau de la dextérité des deux gaillards (4 platines) que leur créativité musicale. La fin du set a été marqué par de l'easy-listening de qualité (ce qui est suffisamment rare pour qu'on puisse le mentionner). Bref, un très bon esprit, très marqué électro/hip-hop punchy et fresh.

Ce fut ensuite au tour de Coldcut d'intervenir. Leur formule fut pour le moins originale, puisqu'ils ont mixé de la vidéo sonore avec de l'audio*. Par exemple, sur « More beats & pieces », morceau qui prend l'allure d'un manifeste, voir et entendre la chanson du chef orang- outan du « Livre de la jungle » de Disney, mixée et « scratchée » sur le beat a littéralement fait exploser le public de joie. Je passe donc sur les croassements de grenouille, les discours de Reagan ou autres bruits de tronçonneuses qui ont rythmé la soirée dans une ambiance explosive. Bref, un pur moment de bonheur grâce au fait que Coldcut on su garder dans leur démarche une chose fondamentale : l'humour.

En ce qui concerne Herbaliser, qui ont conclu cette nuit Ninja ; je ne saurais vous dire grand-chose, car j'étais déjà parti, ma voiture ayant la fâcheuse habitude de se transformer en citrouille passé des heures tardives.

* Certains esprits chagrins me diront que le groupe américain EBN avait déjà expérimenté la formule audio/vidéo dès 1994 (ils ont d'ailleurs remixé récemment le single de Coldcut « Timber »). C'est vrai, mais leur live-act est incomparablement moins talentueux et chaleureux.

Alain

PARADE - Paris - 19 sept

Départ place Denfert-Rochereau pour faire vibrer Paris jusqu'à la fin de l'après-midi. Cette fête est un symbole de la force et de la créativité de cette culture.

La priorité est donnée à la diversité des structures représentées. Ainsi nous avons pu entendre tous les styles de musiques électroniques : de la house au hardcore en passant par la techno et la jungle.

Le superbe soleil qui brillait sur Paris a attiré jusqu'à 200 000 personnes estime l'association organisatrice Technopol. Grâce à cette fête, la techno a su se montrer sous son visage fédérateur et la couverture médiatique de l'événement est sans précédent en France. La foule est compacte, elle marche en rythme, nous essayons parfois de nous déplacer le long du défilé pour voir un maximum de chars, mais c'est sacrement difficile. Les participants escaladent de temps en temps une poubelle, un feu de signalisation ou un arrêt de bus pour se rendre compte de l'importance du défilé auquel ils prennent part, il faut dire que l'on en était assez fier.

Le cortège arrive place de la Nation vers 19H, c'est noir de monde, un sound-system géant est installé et on peu vaguement apercevoir la silhouette de Carl Cox qui mixe loin, très loin, à l'autre bout de la place. L'ambiance était bonne, mais on ne peut pas oublier la violence avec laquelle des casseurs ont agressé les participants vers 22H. Entre les gaz lacrymogènes et ces bandes de types au comportement bestial, nous ne savons plus vraiment où nous mettre. Malgré tout, les personnes provoquées par les agresseurs ont fait preuve d'une retenu et d'un fair-play exemplaires.

A 23H Laurent Garnier interrompt son set "10 ans de musiques Techno " et annonce simplement : " On va devoir arrêter ". Par la suite, la plus grosse soirée était au zénith, la fête est organisée par Magic Garden, elle était magnifique mais je restais un peu dépité par les affrontements place de la Nation.

Ickneu

RITCHIE HAWTIN - 12/11- 4 SANS/BX

Après une dizaine d'années d'existence, la Techno pure et dure serait-elle défunte ? La question est on ne peut plus d'actualité après avoir vu l'un des grands représentants planétaire de ce style.

En effet, la déception et le bourrage de tête étaient de mise suite à la prestation du Canadien Ritchie Hawtin. Pour une fois, le flyer collait parfaitement à la soirée : vide, froid, dépouillé, décourageant, facile, ennuyeux... Déception ; on attendait du « 3 decks mix » : il n'en fut rien et Ritchie nous balança un mix profondément bourrin destiné sans nul doute à la Hype du 4 sans, c'est à dire dans le genre « rocker simulant un orgasme sur sa Harley en dansant sur de la musique électronique ». Amusant ? Pathétique 3 minutes après. Pour tout dire, l'attraction de la soirée se dirigea très rapidement vers les quelques Clubchicks qui gigotaient non loin de l'imposant comptoir du Bar.

On espère seulement que ce sentiment de lassitude vis à vis de la pure techno n'est que passager et est du à la monotonie automnale. Car ce jeudi au 4 sans, on a eu envie de crier, de crier très fort pour que notre ami Ritchie laisse nos tympans en paix ; puis de chuchoter à la Bitch derrière le bar : « Arrête de trémousser en regardant le DJ, mets plutôt tes seins sur le comptoir et sert nous un verre ! »

Nic

HAPPY BIRTHDAY part01 - Pau - 14 Nov

Une petite fête (150 personnes) gratuite, avec de la bonne musique (Cyril/Uzinadub (dub), Krüg/Mixomatoz (jungle), Félix/Hydrodisko (hardhouse), La grise/Hydrodisko (techno)), une excellente ambiance, une salle clean, un son hyper clair, c'est tellement rare sur Pau, que l'on ne pouvait que féliciter Uzinadub et Mixomatoz, pour leur premier essai. On reparle d'eux dans les prochains numéros.


Une star dans ma cage d'escalier

« Dix ans de métier », disait-il à qui voulait l'entendre. A 20 ans, S. avait pu se payer l'an passé des platines et une table de mixage. C'était cool, il improvisait souvent des enchaînements de disques chez lui. Par contre un truc qui l'énervait, c'était qu'il pouvait pas pousser le son; sa voisine était venue le voir plusieurs fois pour lui demander d'arrêter ce boum-boum. C'était chiant, il ne pouvait pas vraiment « étudier le son ». Et puis est venu le jour où il s'était aperçu que tout le monde avait des tourne-disques avec une mixette. Bien sur il faisait le disc-jockey parfois le vendredi dans un bar, mais S. lui, voulait quelque chose de plus qui le démarquerait de tout ces types qui achètent des disques et qui n'y connaissent rien. Avait germé en lui l'idée d'ouvrir un magasin, mais c'était pas possible car il était copain avec le boss du seul magasin de la ville, il lui faisait même la bise, alors tu vois. Non, ça aurait été craignos. « Le truc, en fait c'est être producteur de house », avait-il conclu. En toute logique, il avait donc commencé à parler autour de lui de son projet house avec un trompettiste, eh ouais le concept musique électronique avec de vrais instruments par dessus, ça tue. Yes !
Et il parlait, parlait, parlait...tellement que le trompettiste était finalement parti à Paris pour jouer avec Lol et dj Abdel. Mais bon, il connaissait un pote qui avait un ami pouvant avoir un plan pour monter un label avec la meuf de Laurent Garnier. Alors tu vois c'est pas grave.

Julien Vega

HOUSE
musique fortement sexy

Dernièrement, un ami me relatait, les yeux encore emplient de bonheur, la manière dont de magnifiques club babes s'agitaient sur Gym Tonic.

Les musiques électronique, et la house en particulier, ont toujours eu un coté fortement sexy. A la fin des années 80, les premières raves se déroulent dans un climat orgiaque entre Acid et House aux rares refrains particulièrement explicites et ecstazy surnommée sans équivoque pilule d'amour . Tout ceci débouche sur le Summer of Love de 1989 qui pose les bases d'une décennie hédoniste dont la devise pourrait être « Sex, drugs and House music ».

Mais c'est dès leur apparition que la techno et la house ont converti le milieu gay pour rythmer autant leurs nuits souvent très chaudes que leur revendications liées aux discriminations toujours persistantes dont ils font l'objet. Tout ceci à l'instar du Disco qui, 20 ans auparavant, accompagna le coming out de la communauté gays aux USA. Il est vrai que la House, entre basse puissante et rythmes suaves, a le don de créer des ambiances prompt à faire oublier ses codes et ses moeurs. N'importe quel hétéro, beauf de base, entouré de gays, body buildés se déhanchant sur fond de deep-house ou de Garage, ne pourra refréner certaines pulsions. Il est évident que tout ceci tranche avec le caractère aseptisé et dénué de la moindre ambiguïté de la techno, au sens que peuvent lui donner les djs des boites de la périphéries paloises. Au vulgaire « estoy una mujer caliente » clamé dans un morceau de dance espagnol entendus dans une de ces boites, on opposera le sexy et sensible « Slide in it » de DIY. A leurs séries de slows annoncés comme « tendre et sentimentale » (véridique en 11/98 !), nous préférons séduire avec « Premier symptôme », le mini LP de AIR, idéal pour ces occasions, en fond sonore.

A cet aspect au mieux aseptisé et au pire vulgaire de la Dance, répond une House propice à faire bouger les corps en faisant s'exprimer le coté sexy et ambiguë des personnalités.

WZ-N

fiat lux
Fabrice Monteco - Dealers de Funk - Superfunk
Muziq : Décris-toi un peu pour ceux qui ne te connaissent pas.
Fafa
: J'ai commencé quand j'avais 15 ans, je mixais du hip-hop, j'ai fait aussi pas mal de techno mais je préfère largement la house et ses côtés funky. J'ai organisé Cyberzone (Pumping zone) qui fut la première grande rave officielle de Marseille. Je m'occupe aussi d'une infoline de Marseille, et bien sur je produis sur Fiat Lux. Je m'oriente de plus en plus vers le disque, çà marche fort, et c'est incroyable de voir comment la production française tend vers la house, il n'y a plus beaucoup de place pour la techno.

M : Tu mixes souvent, quel genre ? Quelle fut ta dernière grosse soirée ?
F
: C'est clair, c'est un mix énergique et funky, jamais deep. J'adore surtout passer de vieux disques, c'est puissant ! (voir playlist). Et je m'amuse souvent à passer du Hip-Hop dans mes sets. Pour ce soir, je n'en ai pas pris. Sinon avec l'infoline et la production j'ai moins de temps pour le mix, c'est plutôt pour le fun. Il faut un temps fou pour faire tout çà.
Ma dernière super soirée était le festival SFR sur la plage à Fréjus avec Bob Sinclar. Le mois prochain je mixe à Londres et pour cet été à l'Amnésia à Ibiza avec Superfunk, le groupe.

M : Superfunk, Dealers de Funk, Fiat Lux, on s'y perd un peu avec tous ces noms et ces prods.
F
: En fait les Dealers de Funk est le premier groupe, on a été remixé par Dj Tonka sur un pressage allemand, les Fiat Lux se repèrent aux différentes couleurs des pochettes, le Fiat Lux 04 (Sexy Kool vs SuperFunk) comprend la musique officielle du défilé Givenchy à Paris avec le titre « Bubble Boogies ». Le Fiat Lux 07 est tout le temps joué par Bob Sinclar avec qui on s'échange des remixes (à ce propos le nouveau Bob Sinclar s'appellera « My only love » et sortira bientôt). Le Fiat Lux 08 sortira avec des remixes de Benjamin Diamond le chanteur de Stardust.
Et dans Superfunk nous sommes trois : Mike 303(qui a sorti un maxi terrible sur Versatile le label de Gilb'r), Stéphane B et moi même. On a aussi un remix de Paul Jonhson sur le Riviera 02 et un de Roy Davis Jr sur le Riviera 04.

M : Joli parcours alors ?
F
: Ce qui m'impressionne c'est que tout s'est passé en quelques mois. On a démarré avec un tout petit matos, il faut avoir de bonnes idées et bien connaître les machines.

M : Tu viens de Marseille, que s'y passe t'il ?
F
: Marseille est très différente de Toulouse. On a de grandes raves... et des raves house bien sur ! Des méga sound systems en plein air avec un son house, c'est géant. Les gens se sont carrément lassés de la techno, le son est peut être plus froid. Et aujourd'hui en 1998, c'est historique : la house se vend nettement mieux que la techno !
A Marseille aussi nous avons le Trolebus, c'est mythique, il y a plusieurs salles, c'est énorme avec des sons acid-jazz, hip-hop, house, et même une salle disco ! Les djs ne sont pas forcément connus mais assurent hyper bien ! Sinon j'ai connu Toulouse du temps du Chapitre, Toulouse est plus « club », çà à l'air de bien bouger et j'aimerai bien y vivre.

M : Le mot de la fin :
F
: Rendez-vous à la fin de l'année pour la compilation Fiat Lix et sur la tournée France/UK. Vive le groove !

Propos recueillis par DOMY à Toulouse

lecteurs

(...) Pouvez vous m'envoyer une liste de quelques radios vers Toulouse diffusant de la musique électronique, leur fréquence et l'horaire de ces émissions ? (...)
Xavier / 81 Salvagnac

La Cellule Rose asso toulousaine regroupe plasticiens, graphistes et dj's ainsi que live acts (dont Strontium Head et dj Eureka). (...) Nous allons nous diriger, question musique, vers l'electro, la house old skool ainsi que l'electronik music (une dose de funk, une dose de Tek-house made in USA), une grosse dose d'envie de passer du bon temps et faire ( !) la fête, sans prétention, just for the fun (et la zique bien sur (...) Pour la Radio (Canal Sud 92.2FM), une émission KEZAKO (20h le dimanche) depuis 5 ans (yes) avec au programme : music 50% CD, 50% vinyles (s'il n'y a pas d'invités) : ambient, rap français, house, tekno, Jungle... Infos des soirées sur la région, infos tout court. Quand il y a des invités : présentation de l'artiste... (...)
Dj Eureka/ 31 Toulouse


--- Futur Antérieur ---

La série des Fondations(1942-1949) d'Isac Asimov nous décrit, dans un futur lointain un terre devenue radioactive fuie de ses habitants pour coloniser des galaxies entières.
A travers ses aventures, Trevize, va sillonner l'espace pour finalement atterrir sur une des premières planète conquises par les terriens. Il va y découvrir des moeurs primitives et, lors d'une soirée, l'étrange musique jouée ne va pas manquer d'attirer son attention. Extrait.

Julien Vega

« Trois des femmes, sans crier gare, se calèrent sous le menton leur instrument (...) c'était une douce et mélodieuse succession de notes, chaque instrument jouant sa propre partie tandis que le tout fusionnait de manière plaisante. L'ensemble n'avait pas l'infinie complexité de la musique électronique (la « vraie musique » ne pouvait s'empêcher de songer Trevize) et n'était pas dépourvu d'une certaine monotonie. (...) La chose était certes fastidieuse et Trevize songea non sans regret à l'éclat, la précision mathématique et la limpidité de la musique réelle. » (électronique).

«Terre et fondation» , I. Asimov, éd. Denoël

playlist

KUBIK & CLAUDE NOVACK - HAPPINESS

1- DIGI ONZE SPORTS - NOVOPHONIC -1er partie du concept de dj Pez (résident Etxekalte). 11 sports=11 morceaux. Sans aucun doute le dj le plus novateur du pays basque. Ping-pong, Flipper, Surf et Safari sont des pures merveilles electronic, afro-latino. Vivement la suite
2- BNX - MONDO GLOBO TOP TIMING - FANTOMAS - Fantômas le label bordelais le plus crédible avec dj Bnx et David Walters. Quand electronic, Bossa et Jazz se mélange avec harmonie ! à bientôt à l'Hétéroclito (Guethary city) pour un set savant et redoutable !
3- LES RYTHMES DIGITALES - HEY YOU WHAT'S THAT SOUND - WALL OF SOUND Merveille electro breakbeat pour les nostalgiques de Sidney(H.I.P.H.O.P.).
4- SHAZZ LP - YELLOW - Petit bijou deep jazzy et soul trip-hop.
5- GROOVERIDE (MAW REMIX) - RAINBOWS OF COLOUR - HIGHER - Où comment transformer une bombe drum'n'bass en classique house, c'est tout l'art des Masters at work ! Magic !
6- AVALANCHE (REBOTINI) - ACID ATTACK KILL ROGER ! - FALLON ART Killer funky house ! Décapant (made in France)
7- STETASONIC (DIMITRI FROM PARIS MIX) - ALL THAT JAZZ - TOMMY BOY Quand le remix dépasse l'original, un hymne jazzy hip-hop !
8- DJ VAS (Kojack) - CAPS - NEKKO RECORDS - Efficace. Scratchy'n' pumping house.
9- TOKO 15 WEEKENDER - HUGO A GOGO - Joli rêve balearic : Percu et guitare en osmose !
10- IAN POOLEY - WHAT'S YOUR NUMBER - V2/SONY Excellent morceau house planante avec sample de voix hyper sensuel. Faîtes votre choix : remix de Bob Sinclar, Jazzanova (notre préféré), SWAG FM.

TAZ'SMANIA - SELECTION CD

1- MARK BROOM - COMPILE MIXEE - PIRANHA PROD Excellente compile, techno tranquille avec entre autre des labels comme Tresor, Blue Print, Disko B, Music Man, Theory, Synewave...
2- HIGH FIDELITY HOUSE INPRINT 2 - GUIDANCE Deep house de Chicago rassemblant les meilleurs du label. House d'excellente qualité, pas forcément très dancefloor, mais qui sait nous faire vibrer.
3- AUDIO - VOL. 4 - AUDIO Techno mixée sans compromis, çà booste, c'est efficace à 100%, on retrouve des artistes comme Chris Liebing, Lexicon, Surgeon...
4- PUSHY ! - WORN TO A SHADOW/LIVE - POLYGRAM 1 seul morceau puisque c'est un live. Plutôt orienté pour les amateurs de Jungle qui décoiffe, quelque soit le style que vous aimez, Pushy ! ne vous laissera pas indifférent.
5- CAJMERE -WHEELS OF STEEL-FORM ALDEHYD Compile house, mixée par M. Cajmere en personne ! Le tout est assez « divertissant » mais pour les amateurs de Green Velvet... Attention c'est carrément plus joyeux.
6- TRIP TO BRAZIL - KRYPTON RECORDS Pour les amateurs du style Cafe Del Mar, ce CD est plus orienté pour les séances de reflexion intensive ! ! En bref mister Jose Padilla et ces potes nous offrent ici des minutes de plénitudes entre sifflets brésiliens, solo de guitare et de saxo. Une pure merveille.

Fabrice Monteco-Superfunk/Fiat Lux

1- Jungle Brothers - I'll house you
2- Royal house - Can u feel it ?
3- Lill Louis - French Kiss
4- Rappers Delight
J'en ferais 1 track pour Fiat Lux.J'adore le remix de « That kid Kriss »
5- Afrikaa Bambaataa - Planet Rock Inévitable